Les cursus possibles après une CPGE-ECT :

Schéma post-CPGE

La première chose à retenir de ce schéma est que la CPGE-ECT est normalement réservée aux bacheliers qui souhaitent effectuer des études longues, pour obtenir un diplôme de type Master (bac + 5), voire plus (doctorat).
Même s’il est envisageable de rejoindre une licence professionnelle à l’issue d’une CPGE-ECT, la logique de ce cursus n’est pas la professionnalisation à court terme des étudiants, à la différence des formations de type BTS ou DUT.

Le débouché le plus « classique », à l’issue des 2 années de CPGE-ECT, est de passer les concours d’entrée pour intégrer une grande école de management  et y terminer son cursus (Bachelor et Master… Voire Doctorat pour les étudiants qui souhaitent s’orienter vers la recherche).

Toutefois, il convient de signaler que le cycle CPGE-ECT est reconnu par l’État et s’inscrit dans ce qu’on appelle le système LMD (pour Licence-Master-Doctorat). À ce titre, chaque année validée en CPGE-ECT donne droit à 60 crédits ECTS (European Credits Transfer System).
Normalement, à l’issue de son cursus en CPGE-ECT, un étudiants à donc validé 120 crédits ECTS et, grâce à ceux-ci, il peut intégrer une 3° année de licences dans les filières universitaires européennes qui les reconnaissent (cette reconnaissance dépendant de la complémentarité entre le programme de CPGE-ECT et celui de la licence visée… Par exemple : licence de gestion, AES, etc.).

Par ailleurs, depuis 2015, les CPGE et les universités sont tenues de conventionner, pour sécuriser le parcours en CPGE.
Ainsi, désormais, il est possible aux étudiants intégrant une CPGE, de faire une double inscription auprès des universités partenaires de la CPGE. Ceci leur assure la garantie, sous réserve d’avoir validé leurs crédits ECTS au cours de leur cursus, d’intégrer directement la 3° année de licence dans laquelle ils se sont inscrits (les deux années effectuées en CPGE étant considérées comme des équivalences à la L1 et à la L2).
La CPGE-ECT du lycée Honoré d’Estienne d’Orves a signé une convention avec l’université de Nice Sophia-Antipolis, qui peut ainsi permettre une poursuite d’étude :
•  soit à l’IAE de Nice (en Licence : ‘Compta/Contrôle/Audit’,  ou ‘Finances/Marketing/Stratégie’ ou ‘Métiers du sport’) ;
•  soit à l’ISEM de Nice (en Licence : ‘Sciences de gestion’ ou ‘AES’).

Le fait d’intégrer une CPGE-ECT ne conduit donc plus nécessairement à une poursuite d’études en grande école. À l’issue de leur cursus, les étudiants peuvent également choisir une orientation vers un parcours universitaire (directement en L3 dans une filière des sciences de gestion).
Il peut sembler surprenant de passer par une CPGE-ECT pour rejoindre ensuite une filière universitaire mais, en pratique, ce choix a pourtant du sens. En effet, il s’avère que les taux de réussite des bacheliers STMG en licence sont dramatiquement bas (en moyenne en 2016 : taux de réussite de 8,0 % en 3 ans et de 15 % en 3 ou 4 ans). Or, l’expérience montre que le fait d’être passé par une structure aussi exigeante qu’une CPGE-ECT, donnent à ces bacheliers un niveau de culture générale, un rythme et une autonomie de travail qui leur permettent de mieux réussir dans un cursus universitaire.

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>>> Pour aller plus loin :
 Grande école : une appellation contrôlée ?, Karine Darmon, Studyrama.com (17/11/2017)
IAE et écoles de commerce, les grands rivaux de la gestion, Véronique Soulé, Le Monde / Campus (12/11/2017)
Bien choisir son école de commerce et de management, Olivier Rollot, Le Monde / Blog (04/03/2013)
Écoles de commerce : peut-on se passer des classes préparatoires ?, Géraldine Dauvergne, Le Figaro (25/11/2016)
Les recruteurs préfèrent les diplômés passés par une prépa, Christine Lagoutte, Le Figaro (22/12/2012)
Les grandes écoles françaises de plus en plus appréciées des recruteurs internationaux, Louis Heidsieck, Le Figaro (16/11/2017)