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Pour simplifier,  4 principales voies de formation s’offrent à un bachelier STMG :

1) BTS : cycle de formation court, à vocation professionnelle, en 2 ans qui se déroule en lycée (toutefois une passerelle est envisageable vers une licence professionnelle adaptée après l’obtention d’un BTS, mais il convient de signaler que cette passerelle n’est pas automatique : elle est réservé aux meilleurs éléments, sélectionnés sur dossier).
Les bacheliers technologiques ayant obtenu une mention « Bien » ou « Très bien » sont admis de droit dans les BTS correspondant à la spécialité de leur bac.
Il existe une centaine de spécialités dont, notamment pour les bacheliers STMG : Assistant de gestion PME-PMI, Comptabilité et gestion des organisations, Assistant de manager, Management des Unités Commerciales, Négociation et relation client, Banque, Assurance, Professions immobilières, Commerce international, technico-commercial, etc. L’entrée dans ces BTS est ouverte à tous les bacheliers, quel que soit leur bac d’origine.

2) IUT : cycle de formation court à vocation professionnalisante en 2 ans (DUT) qui se déroule en Institut Universitaire Technologique.
Sous réserve des places disponibles et de la qualité du dossier du candidat, ce cycle peut être complété par une année supplémentaire pour être porté à 3 ans (Licence professionnelle).
Il existe une quarantaine de spécialités dont, notamment pour les bacheliers STMG : Gestion des entreprises et des administrations, Gestion administrative et commerciale, Carrières juridiques, Techniques de commercialisation, Information-communication, etc. L’entrée dans ces DUT est ouverte à tous les bacheliers, quel que soit leur bac d’origine (comme ils attirent de nombreux bacheliers S et ES, l’entrée dans ces DUT est assez sélective et exige un très bon dossier scolaire, notamment pour les bachelier STMG).

3) Université : cycle de formation long, généraliste en 3 ans (Licence), 5 ans (Master) ou 8 ans (Doctorat) qui se déroule à l’université.
Il existe un très grand nombre de spécialités possibles dont plusieurs relèvent directement de l’économie-gestion (mais où, malheureusement, le taux de réussite des bacheliers STMG est extrêmement faible) : Administration Économique et Sociale, Sciences de gestion, Économie et gestion, Ressources humaines, etc.

4) CPGE-ECT (+ Grande École de Management ou université) : bien que la durée d’une CPGE ne soit que 2 ans et se déroule en lycée, elle s’inscrit dans un cycle de formation long à vocation professionnalisante, sachant qu’il s’agit d’une porte d’entrée vers une poursuite d’étude en Grande École ou à l’université pour obtenir un Master (2 ans en CPGE + 3 ans en Grande École ou à l’université, pour obtenir un Master).
La plupart des Grandes Écoles proposent également un Doctorat (+ 3 ans après le Master), mais la très grande majorité des étudiants ayant choisi ce cursus rejoignent la vie active à l’issue de leur master.
Toutes les CPGE-EC préparent le même concours d’accès aux mêmes Grandes Écoles de Management mais suivant un programme adapté au bac d’origine de leurs étudiants (les CPGE-ECT sont réservées aux bacheliers STMG, les CPGE-ECE aux bacheliers ES et les CPGE-ECS aux bacheliers S).
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Le choix d’une CPGE-ECT est donc réservé aux bacheliers STMG ambitieux et motivés, qui souhaitent effectuer des études longues (2 + 3 ans) afin d’obtenir le master d’une « Grande École de Management » (… ou d’une université, s’ils décident de rejoindre un cycle universitaire à l’issue de leur CPGE).

À ce propos, s’il peut être tout à fait légitime et respectable de préférer un cursus court à un cursus long, il convient de bien se renseigner avant de faire son choix pour éviter toute stratégie hasardeuse pouvant déboucher sur de cruelles désillusions.
En particulier, il convient de conserver à l’esprit quelques idées importantes :

♦  le taux d’insertion professionnelle, le niveau de rémunération et le type de carrière sont, bien entendu, très différents suivant que l’on soit issu d’une formation longue ou courte ;

♦  depuis la réforme LMD (Licence-Master-Doctorat), les diplômes de type « Bac+2″ tendent à perdre de leur visibilité sur le marché de l’emploi, tant au niveau national qu’internationale (ce qui explique le succès croissant des bachelors, malgré leur coût) ;

♦  compte tenu de la demande de plus en plus forte d’un niveau « bac+3″, l’accès aux « licences professionnelles » n’est pas automatique et devient de plus en plus difficile, tant pour les titulaires d’un BTS que d’un DUT ;

♦  s’il existe des ‘concours passerelles’ qui permettent de rejoindre des grandes écoles après validé un ‘bac+2′, il faut savoir que :
◊ le taux de réussite des bacheliers STMG est assez faible à ce type de concours (46 % en 2016 selon le service des concours passerelle)  ;
◊ ces concours ne permettent pas de rentrer dans toutes les grandes écoles (si certaines des plus prestigieuses organisent des concours passerelles, c’est principalement pour recruter des étudiants étrangers, notamment au niveau de la Licence)
◊ entre 2 candidats issus d’une même grande école, les professionnels du recrutement tendent à privilégier ceux étant passés par une prépa, du fait du prestige accordé à ce parcours sélectif et exigeant (cf. Les recruteurs préfèrent les diplômés passés par une prépa).

♦  le fait d’intégrer le programme ‘bachelor’ d’une grande école, ne garantit absolument pas la possibilité d’une poursuite d’étude en Master au sein de celle-ci. Pour rejoindre ce cursus, leurs étudiants, comme tous les autres candidats extérieurs, devront passer et réussir leur concours passerelle.

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>>> Pour aller plus loin :
 Grande école : une appellation contrôlée ?, Karine Darmon, Studyrama.com (17/11/2017)
Bien choisir son école de commerce et de management, Olivier Rollot, Le Monde / Blog (04/03/2013)
Écoles de commerce : peut-on se passer des classes préparatoires ?, Géraldine Dauvergne, Le Figaro (25/11/2016)
• Attention aux promesses mensongères de certaines écoles de commerce, Maxime François, Le Monde / Campus (21/12/2017)
Les recruteurs préfèrent les diplômés passés par une prépa, Christine Lagoutte, Le Figaro (22/12/2012)