L’objectif historique des CPGE-ECT est de préparer les étudiants aux concours pour accéder aux grandes écoles de management.

Les concours d’entrée en grandes écoles se composent de 2 phases :
       1) une phase d’admissibilité : série d’épreuves écrites ouvertes à tous les candidats inscrits.
       2) une phase d’admission : série d’épreuves orales réservées aux candidats inscrits et déclarés admissibles.
Un candidat est déclaré admissible lorsque sa moyenne aux épreuves écrites est supérieure à un minimum fixé par l’école qu’il présente (ce qu’on appelle sa barre d’admissibilité).
Bien entendu, pour maximiser ses chances de réussite, un candidat à intérêt à postuler à plusieurs grandes écoles et, donc, à présenter plusieurs concours.

Normalement, les grandes écoles étant indépendantes les unes des autres, la logique voudrait que chacune organise son propre concours.
Toutefois, afin ne pas multiplier inutilement les épreuves écrites passées par les candidats, elles se sont concertées entre elles pour mettre en place une organisation commune, à travers ce qu’on appelle des banques d’épreuves (pour des raisons historiques, il en existe 2 : BCE et ÉCRICOME).
Dans le cadre de cette organisation commune, chaque grande école choisit librement :
       1) la banque d’épreuve dont elle souhaite relever (BCE ou ÉCRICOME)
       2) les sujets qu’elle souhaite utiliser pour chaque épreuve, parmi ceux proposés par sa banque d’épreuve
       3) les coefficients qu’elle adoptera pour pondérer l’importance relative de chaque épreuve dans la moyenne finale
       4) sa barre d’admissibilité (plus celle-ci est haute, plus la grande école est sélective)
       5) l’organisation de ses oraux (nature, nombre et coefficients de ses épreuves d’admission)

Concrètement, cela signifie que, lors des écrits, un sujet donné dans une matière sert à plusieurs écoles (… mais pas à toutes !).
Ceci permet à la fois de limiter le nombre d’épreuves qu’aura à passer un candidat postulant à plusieurs grandes écoles mais, également, à lui donner plus de chance de réussir (le fait de ne pas réussir l’épreuve d’une matière donnée, ne réduit sa probabilité de réussite qu’à l’admissibilité des écoles ayant retenu ce sujet).

Par contre, chaque grande école organise librement ses oraux, ceux-ci se passant dans ses locaux, suivant l’organisation (nombre et nature des épreuves orales, coefficient, format, etc.) qu’elle choisit.